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Bienvenu(e) sur ma page bio! Vous aurez l'occasion, ici, d'en apprendre un peu plus sur moi et ma vie en général. Certain m'on dit que le texte est long à lire... alors pour vous avertir il s'agit tout de même d'une biographie, vous êtes pas obligé de lire le tout d'un bout à l'autre, le «speed-reading» est permis!! Je présente le Jean-Philippe pré-Biathlon d'abord et j'enfile avec le cheminement de ma très jeune carrière, alors attachez votre tuque, c'est parti!
Pour commencer, je vous donne une petite description physique... j'ai souvent entendu : « wouah! De la photo dans le journal tu avais l'air d'être un mastodonte!» ou «Ouain... t'avais l'air plus gros et grand à télé... ». En vérité, je fais un bien modeste 140 livres (mouillé) et 5' 7 (172cm), mais je vous cacherai pas que j'apprécie l'effet que font les photos dans les journaux... c'est le fun de se sentir grand des fois... étant l'un des plus petits athlètes dans l'équipe!! Et voilà, je n'ai plus rien à vous cacher de ce côté. Passons maintenant à la véritable bio...
En premier lieu, un petit « Back-grounder » sur ma vie antérieure a celle du biathlon. Je suis né à Kingston en Ontario (... sans commentaires..., j'suis québécois) et une couple de journées après ma naissance, sans que je le sache, ma vie était programmée à des déménagements fréquents et à une vie mouvementée (ce que j'aime bien d'ailleurs... pas eut besoin de m'enrôler pour voir du pays!). Nous avions donc déménagé dans la région d'Ottawa. J'y ai fait ma maternelle. Par le temps que je puisse passer à la première année, nous étions rendus en Angleterre. Je crois que maintenant est venu le temps de donner une explication à ces changements de lieux radicaux... et bien, mon papa était militaire dans ce temps et suivait son BAC en ingénierie aéronautique... il avait un stage à compléter en Angleterre! Nous y sommes restés 2 ans et sommes revenus dans la même région qu'avant le départ... même rue! Nous avons ensuite déménagé dans la région de Gatineau... probablement la place ou nous sommes restés le plus longtemps...de ma 3ième année à la 5e... considérant que j'avais doublé ma 4ième due à un Français très faible... long live the Queen I guess?... C'est là que mon plan sportif s'est vraiment développé... premièrement : la télé, les jeux vidéo, les ordis, ça me disaient rien... pourquoi faire du vélo et des jumps avec un jeu vidéo quand le « thrill» est sans doute plus « Cool» quand tu le fais toi-même? Mon point de vue... Donc, je jouais constamment dehors, hockey, patin, vélo, etc. J'ai aussi fait proche de 10ans de natation dont les dernières années étaient en compétition... je n’étais pas mauvais... un bon lot de rubans en bout ligne et pas juste de participation... mais bon, j'étais jeune et je me suis tanné. J'ai ensuite joué au soccer, récréatif, pendant plusieurs d'années. J'y pratiquais également des arts martiaux : Karaté Shito-Ryu, à la ceinture orange. En fin de compte, nous sommes restés à Gatineau à peu près 6 ans.
Mon père a ensuite eu une offre d'emploi intéressante dans la région de Mirabel et nous avons déménagé dans les Laurentides dans la ville de Lorraine. Nouvelle vie complètement! J'y ai fait ma 6ième année et ensuite le secondaire s'embranchait. J'avais 12 ans et ma mère avait fait partie des Cadets étant jeune... trouvant le concept du « Minimilitaire » intéressant je me suis inscrit au mouvement à l'escadron 660 des Mille-Îles à Laval. J'ai continué mes sports, soccer, je commençais le basket, badminton, toujours le Karaté aussi. Mais j'ai vu des activités plutôt intéressantes rendues dans ces âges, hors le Breakdance et la rampe en patin à roulettes. C'est là que les sports d'adrénaline sont rentrés et que je me suis mi à faire toute sorte de cascades et de, disons-le, conneries! Ma carrière de cadet allait plutôt bon train... étant donné qu'on est dans le « volet » adolescence, je dois avouer aussi que j'ai pas vraiment eu de crise... j'étais pas nécessairement le fils a maman et papa surprotégé et tout... mais on dit que la crise est une recherche d'identité... drogues, amis, visites nocturnes dans les parcs... ça ne me disait rien tout cela... moi c'était le monde du sport et j'évitais les mecs à l'école qui se la jouait dure à cuire, séchait des cours, etc. je crois que c'est probablement la meilleure explication que je peux vous donner. Est donc venu le jour où, à l'escadron, on s'était fait offrir la chance d'essayer la discipline du biathlon... ce qu'est le biathlon? À 13 ans tout ce qui importe en fait c'est que tu tirs de la. 22!!
Temps de changer de paragraphe... C'est ici qu'un changement premier se fait dans ma vie... la première année que j'ai fait du biathlon avec les cadets, je me suis classé pour le Championnat Provincial... une première venue à Québec! J'ai même manqué le National cadet de 30 secondes... m'étant trompé de piste, je m'en étais rendu compte, mais le temps de revirer et tout et tout vous comprenez? Et merde... c'est alors que j'ai décidé que je me rendais l'année suivante à ce National Cadets. Longue histoire courte, je m'y suis rendu et fais pas mal bien, une couple de top dix si je me souviens bien, bref, une belle semaine! De plus, nous avions eu droit à un voyage en Colombie-Britannique à la fin de la saison... (Ça faisait 4 ans que le national avait lieu à Québec... on s'est fait payer une petite traite!)... Ayant vu que l'or n’était pas loin, je décidai donc que je voulais remporter le national cadet l'année suivante. L'année a passé et le National est revenu, encore à QC..! Et mes objectifs s'étaient réalisés, mais je n'avais pas remporté les championnats. Pour le remporter, il faut avoir le meilleur temps de course cumulatif de la semaine. Par la même occasion, un certain monsieur du nom de Daniel Lefebvre, un coach visionnaire qui lançait une escouade de développement 2010, avait eu vent de mon nom et mes capacités lors du National. Il m'a donc approché et m'a dit : si tu t'entraînes avec mon groupe, tu passes d'abord des tests de sélections et si tu viens qu'à en faire parti, t'auras ta carabine, prêtée par Biathlon Canada, et un vêtement de compétition. À 15 ans, étant encore plutôt nouveau dans tout ça j'ai sauté sur l'occasion comme je voulais m'inscrire dans le Biathlon civil dans un futur proche!
Ça a été la mise au contact de la passion du biathlon, le changement majeur dans ma vie : J'ai commencé à m'entraîner pour le civil et par conséquent pour le cadet. Le groupe de 2010 se composait alors de : Pierre-Olivier Désilet Villeneuve, Patrick Motard, Dominique Villeneuve, Maxime Picard, Maxime Lebœuf, François Lebœuf, Marc-André Bédard et moi... « Le dude de Montréal ». Ces noms sont ceux avec qui je m'entrainais au centre Myriam Bédard (et se sont que les mecs). Car en fait le groupe s'étendait un peu partout dans la province..., il manque donc quelques noms... J'étais donc, comme on dit en anglais, « Out of my league »... ces mecs, pour la plupart, avaient un passé solide en ski de fond et étaient donc des machines dans les pistes... en fait, ça à, comme toute chose, deux côtés à la médaille... ils étaient rapides, mais ne maîtrisaient pas encore le tir (je répète pour la plupart). C'est là où je profitais de mon avantage (faire tomber plus de cibles!). Mais ce n'était pas toujours suffisant. Tout ça dans le circuit civil, parce que pour les cadets, par la suite, ce n’est pas le même niveau et je bénéficiais largement de l'expérience civile. J'y avais remporté le National cadet avec le trophée Myriam Bédard 2 années consécutives! Par ce temps, j'avais énormément travaillé sur le ski avec un coach personnel nommé Denis St-Amant, mon dieu du ski de fond, et j'ai rattrapé mon retard en un temps très raisonnable, de fait que j'égalais mes coéquipiers en ski.
À ma deuxième Année dans le circuit civil, nous avions l'âge de courir pour les courses de sélections pour les Championnats du Monde Benjamins (dans ce temps la catégorie était de 16/17 ans... aujourd'hui c'est 17/18) J'étais arrivé deuxième au cumulatif dans les courses... mais dans la deuxième course je m'étais trompé de séquence de tir (erreur de novice)... donc je n'avais pas fait l'équipe...véritable frustration... que j'ai ménagé pour l'année suivante où j'avais été le seul du groupe à me classé... ce qui honnêtement m'avait déçu dans le temps car je n'aurais pas de compagnon proche avec qui partager cette expérience mondiale...mise à part la gagne d'anglais :p Une chose me réconfortait cependant... j'allais désormais faire directement plus parti du groupe, comme nous déménagions (pendant mon expérience mondiale) à Shannon à 5 minutes du Centre de Biathlon. De retour aux mondiaux..., ceux-ci avaient lieu en Pologne. C'était hors de ce monde... l'ambiance, voire du monde de tous les autres pays d'Europe réunis sous un toit, avec les mêmes ambitions pour les prochains jours. Lors des courses, je m'étais classé raisonnablement, considérant une première prestance au niveau mondial... une 26ième, deux 33ièmes. C'est là que le rêve olympique est officiellement né. Après avoir goûté à ça, c'était déjà un pas de plus vers les anneaux et je savais que j'y étais maintenant entièrement dévoué. J'ai dit à mon coach en revenant dans l'avion : « Dan, je sais ce que je veux faire pour les prochains 10 ans de ma vie! » Il m’a souri et m'a répondu : « Tu sais ce que tu as à faire!» Au niveau psychologique, ça a eu un effet sur l'entraînement... car je savais pourquoi je m'entrainais... ce qui paraît banal et est dur à expliquer... mais disons que je le savais un peu moins avant ces mondiaux... mais là, je le savais vraiment... en tout cas... j'me comprends : p
Comme j'ai dis précédemment, nous déménagions à Shannon, à 5 minutes du centre. J'ai aussi mentionné que ça allait faciliter mon intégration dans l'équipe comme j'allais voir les gars tous les jours. Ce que je n'ai pas mentionné, c'est que quand j'ai dit que ma vie changeait radicalement lorsque nous étions à Montréal, c'est aussi à cause du biathlon... je m'explique... par le temps que ça commençait à être très sérieux et que je m'entraînais pour le civil, à Lorraine, vous vous en doutez, il n'y à pas de centre national pour l'entrainement spécifique du biathlon. De ce fait, j'ai eu la chance miracle que ma mère en mangeait autant que moi, donc elle venait me prendre après les cours au secondaire à 3hrs environ, nous faisions 45 minutes de route jusqu'au secteur du Parc D'Oka, où je skiais une boucle pendant 1:30 à deux heures, nous faisions ensuite 30 minutes de route, à la salle de tir de la police municipale de St-Eustache pour que je puisse pratiquer mon tir, ce qui durait une bonne heure et nous faisions un dernier 20 minutes pour retourner à la maison... je soupais, je faisais mes devoirs et je me couchais. Ça a été notre routine quotidienne pour 2 ans et demi et pour pouvoir me faciliter un peu la tâche, j'ai fait mon secondaire 5 à distance... ce qui a été un charme! Donc, vivement le jour où nous sommes déménagés à Québec!
Je me suis donc classé sur l'équipe nationale de 2004 et cette fois, mes collègues aussi!! Cette année-là, ils avaient lieu en France (les mondiaux). C'est l'année où les choses ont changé pour le biathlon québécois et canadien. J'étais arrivé 4e à l'individuel la première journée... podium...et médaille d'or manqué d'une cible (dans l'individuelle, une cible manquée vous ajoute une minute de plus au temps final... par cible ratée!!!). Sachant à ce moment que j'étais de niveau avec les autres concurrents, la course d'après, je suis rentré bon premier : au Sprint 7.5km, avec une avance de 26 secondes! Du jamais vu pour les Canadiens!! J'étais sur un nuage. Je suis arrivé ensuite 2ième à la poursuite... une cible de plus et je gardais ma médaille d'or et ensuite le plus inattendu... lors du relais, j'ai fait la course de ma vie. Le relais débute avec un départ de masse avec tous les premiers coureurs de chaque équipe composée de trois coureurs... je partais premier... et je n’aimais pas les départs de masse... peu importe. Je suis arrivé premier pour donner le « Tag » à Marco, avec 1:10 d'avance sur toutes les autres équipes!!!! Marco à fait sa course et à maintenu la position avec une course tout aussi remarquable, c'est d'ailleurs un des mecs qui marche le plus sous pression... mais les autres équipes avaient quand même rattrapés un peu et Frank, qui terminait le relais, à terminé sa course et nous avions gagné la Médaille D'argent!!!!!! Le Canada... en Biathlon... en Relais...ARGENT!!! Ce fut des mondiaux mémorables... c'est pourquoi j'ai étiré un peu ce sujet...
Si l'on revient plus au sujet personnel et biographique à présent, il se pourrait que vous vous posiez la question : est-ce qu'il étudie lui? Eh bien la réponse à votre question est OUI! Dans la période de 2003/04, je fréquentais le collège François-Xavier-Garneau à Ste-Foy, j'y étudiais la très modeste formation des Science-Humaines et j'y étais inscrit à temps plein. Le hic c'est que: de 1) je ne suis pas le plus attentif en classe... et 2) les crayons et le papier se retrouvaient vite mes alliers pour passer le temps... oui, je dessinais... pas tout le temps faut s'entendre! Mais dans mon cas, je dirais que cette méthode de travail n'était pas la plus efficace et la plus productive en matière de notes et de fameuse cote R... Demandez à un athlète de s'assoir pendant 3heures à écouter quelqu'un parler... c'est plus difficile que de dégainer sa carabine tirer 5/5 et repartir en moins de 18 secondes... je décidai alors de procéder comme j'ai fait pour mon secondaire 5, je suis retourné à distance. Ma philosophie est la suivante, les études sont une priorité, mais ne sont présentement pas LA priorité et je ne crois pas qu'il est possible de se livrer à 100 % dans les études et à 100 % dans le sport... pas en étant dans les deux à temps plein. Donc, comme j'ai une carrière qui s'avère jusqu'à maintenant prometteuse, je poursuis mes études à un train plus lent, mais plus sûr et depuis j'ai de bien meilleures notes aussi. Ce qui me permet de prioriser ma carrière de biathlonien (c’est laid comme mot... mais c'est vraiment le terme français. Biathlète étant un anglicisme...) et de me consacrer dans mes études à la maison à 100 % concentré sur ce que je fais, quand je le fais. En somme, je vais compléter mon DEC à un rythme peut-être plus lent que la moyenne... mais tant que ma carrière suivra la ligne qu'elle est supposée, je ne suis pas pressé d'en terminer avec mon BAC. Je crois que ça règle le côté études présentement?! Ah! Une dernière chose, je suis en train de compléter mes cours généraux en Science humaine...lorsqu'ils seront complétés, je pense me rediriger pour un DEP en design graphique et ensuite pour un BAC en graphisme pour enfin aboutir dans le secteur de la pub. ou des jeux vidéos...c'est encore loin, mais c'est ma motivation d'étude présentement....étudier sans savoir ou on va... ça mène pas à grand chose... c'est mon point de vue une fois de plus :p
En dernier lieu, j'habite maintenant avec ma copine à Val-Bélair dans une maison en rangée... nous l'avons magasiné en ******* cette maison! Ironiquement d'ailleurs, elle est en face de chez Jean Paquet, une machine, athlète formidable, super mec et entraîneur au centre de biathlon haha... évidement, avant de faire une offre, nous avions, ma copine et moi, clarifié avec lui pour être sûr qu'il n'y avait aucun problème : p en fait on se voit rarement, se dit salut sans plus et on jase au centre plus qu'ailleurs... c parfait de même eh Johnny?! Alors, c'est là où j'en suis rendu aujourd'hui dans la vie. J'ai sauté des détails évidemment, car autrement vous seriez encore ici en train de lire ma bio pendant que je prends mon départ pour la première course des J-O's de 2010!!!Hahaha, alors vous avez ci-dessous un lien avec ma bio sur le site de Biathlon Canada pour les intéressés.
À Plus! & À la poursuite de l'excellence!
sportivement vôtre : Jean-Philippe |O O O O O|
*(Lorsque j'écris JWCH, cela signifie les Championnats du monde juniors... YWCH, Championnats du monde Benjamin)
En fait, c'est l'abréviation anglaise de «Junior/Youth World Championships
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